GLOSSAIRE DES PRINCIPAUX TERMES UTILISES DANS LE DOMAINE DE L’ASSAINISSEMENT


Accès latéralAccès à un ouvrage sans nécessité de descendre ou monter.

Accès verticalAccès à l’aplomb d’un ouvrage le plus souvent par une échelle.

AérationProcessus consistant à exposer un milieu donné (par exemple eau) à l'air ou à forcer de l'air ou du gaz à travers un liquide.

AérobieAdjectif qualifiant une transformation chimique ou biochimique se produisant en présence d'oxygène, ou un organisme vivant qui a besoin d'oxygène gazeux libre pour pour se développer (par exemple les pseudomonas).

Âge des bouesLe rapport entre la masse de boues se trouvant dans le système et la masse de boues éliminées par jour, aussi appelé temps de résidence moyen dont la valeur est exprimée en jours.

AmmonificationProcessus biochimique par lequel les substances organiques azotées se transforment en azote ammoniacal.

AnaérobieAdjectif qualifiant un processus où généralement ni de l’oxygène ni des nitrates ne sont présents (par exemple la méthanisation).

AnoxieCaractéristique d'un milieu présentant une absence d’oxygène. Par contre, d’autres substances oxydantes comme par exemple du nitrate peuvent être présentes (cas de la dénitrification).

AOXComposés organiques halogénés adsorbables. (Adsorbable Organic Halogen)

Assainissement (mesure d’)Mesures d’amélioration de la capacité fonctionnelle des canalisations d’eaux usées impliquant tout ou partie de leur substance originelle (SN EN 752)..

Autoépuration biologiqueCe terme désigne l'ensemble des processus biologiques par lesquels un écosystème aquatique parvient de manière autonome à éliminer et transformer les polluants..

AverseIntervalle de temps entre le début et la fin d’un événement pluvieux.

Azote total KjeldahlC'est la somme de l'azote contenu dans l'ammonium, l'ammoniac et les substances organiques azotées, soit les formes réduites de l’azote en excluant les nitrites et les nitrates.

BâcheRéservoir, généralement de petite dimension, situé à l'intérieur d'un réseau d'assainissement ou d’une STEP et destiné au stockage provisoire de l'eau, par exemple avant pompage ou refoulement.

Bactéries coliformesEnsemble des bactéries gram négatives, aérobies et anaérobies facultatives, susceptibles de fermenter le lactose avec formation de gaz dans un délai de 48 heures à 35°C.

Bactéries méthanogènesAnaérobies strictes qui décomposent les acides organiques pour former du méthane.

Bassin à boues activéesInstallation de traitement biologique qui contient le système abritant les bactéries libres ou sous forme de flocons ou flocs.

Bassin à circulationBassin à boues activées avec un circuit interne, usuellement composé de bassins ou fosses en parallèle et connectés aux extrémités, aussi appelé chenal d’oxydation.

Bassin combinéBassin où plusieurs processus se produisent conjointement par ex BEP avec rétention et clarification ou bassin biologique regroupant la zone d’aération et la décantation secondaire.

Bassin d’accumulationBassin d'eau pluviale avec une fonction d'accumulation (par ex : barrage hydroélectrique).

Bassin d’aérationOuvrage dans lequel s'effectue le processus d'oxygénation ou de traitement biologique.

Bassin d’eaux pluviales (BEP)Ouvrage d'assainissement destiné à stocker temporairement les eaux urbaines excédentaires lors des pluies avant de les restituer au réseau aval dans des conditions acceptables pour ce dernier ou de les traiter dans une STEP.

Bassin de clarificationOuvrage spécial servant à traiter sommairement les eaux.

Bassin de décantationBassin d'eaux pluviales ou usées avec une fonction de décantation. Bassin dans lequel les matières en suspension, dont le poids spécifique est différent de celui de l'eau, sont séparées du liquide par sédimentation ou flottation. L'eau décantée ressort du système, tandis que les impuretés sont extraites sous forme de boues.

Bassin de régulationDésigne un réservoir qui est utilisé pour équilibrer les écoulements, de telle sorte que les composants en aval du système fonctionnent dans des conditions optimales.

Bassin de rétentionBassin d'eau permettant une fonction de rétention par une limitation du débit à sa sortie.

Bassin versantZone du territoire dans laquelle les eaux s'évacuent dans un point convergant commun (chambre ou tronçon de conduite) du réseau.

BenthosLe benthos est l'ensemble des organismes aquatiques vivant à proximité du fond des mers et océans, des lacs et cours d'eau.

BioaccumulationProcessus de concentration de certaines substances dans des organismes vivants. La bioaccumulation apparaît si le taux d'excrétion est moins élevé que le taux d’absorption.

BiodégradationDégradation de la matière organique par l'ensemble des micro-organismes (en premier lieu par les bactéries) qui y puisent l'énergie et les substances nécessaires à leur croissance ou à leur métabolisme.

BiofilmCouche mince constituée de micro-organismes vivants fixés sur un support t, par exemple sur des graviers ou sur les parois des installations d’assainissement.

BioindicateursElément de la biocénose d'un écosystème susceptible de fournir une information sur la qualité globale ou le niveau de pollution spécifique de ce dernier.

Boue humiqueBoue provenant des lits bactériens à faible charge.

BouesMélange d'eau et de matières en suspension qui peuvent généralement être séparés de l’eau usée par des processus artificiels ou naturels (cas des boues biologiques).

Boues activéesBoues qui se développent généralement sous forme de flocons ou de "flocs" au cours de l'aération d'eau grâce à la prolifération de micro-organismes, de déchets organiques et d'éléments minéraux.

Boues d’épurationDésigne l'ensemble des boues provenant d'un système d'épuration. Il y a autant de variétés et de compositions que d’origines, comme les boues de STEP, celles de l’épuration des fumées, celles du traitement des eaux acides, celles du traitement des peintures, etc.

Boues digéréesBoues extraites des digesteurs (cuves fermées) des STEP où elles ont séjourné assez longtemps et subi une putréfaction. Les dépôts de boues putrides qui se forment au fond des lacs peuvent être comparés à des boues digérées.

Boues en excèsExcédent qui doit être évacué pour compenser la croissance de la masse des boues activées en présence de pollution.

Boues flottéesBoues constituées de flocs, agglomérats de déchets ou graisses, raclées en surface lors de la flottation. Aussi appelées "gâteau".

Boues fraîchesBoues obtenues au niveau du décanteur primaire, après séparation physique des matières en suspension par décantation. Nommées aussi boues primaires,

Boues mixtesRésultat du mélange de boues primaires et secondaires. Le mélange de boues en décantation est un processus peu recommandé dans les stations d'épuration.

Boues primairesMatières en suspension qui se déposent lors de la décantation primaire.

Boues recirculéesBoues décantées ayant été réintroduites en tête du traitement, aussi appelées boues recyclées.

Boues séchéesCe sont des boues déshydratées par séchage poussé jusqu'à 90% de matière sèche. Elles se présentent sous forme de poudre ou de granulés.

Boues stabiliséesBoues issues du processus de digestion (digestion achevée ou bloquée artificiellement).

CanalisationEnsemble de tuyaux, tubes ou conduites destinés à la circulation de fluides par écoulement libre ou sous pression.

Capacité d’écoulementDébit maximum admissible pour un ouvrage.

Capacité de traitementCharge théorique maximale pour laquelle la station a été conçue. Généralement exprimée en équivalents-habitants.

Chambre avec grille d’entréeChambre avec grille d'entrée (sans retenue de déchets).


Chambre avec siphon inverseOuvrage spécial servant à purger le siphon inverse au point le plus bas.

Chambre de chasseChambre servant d'accès spécifiquement pour le rinçage.

Chambre de chute à vortexChambre permettant l'évacuation des eaux sur une hauteur importante grâce à la dissipation d’énergie (évite les dégâts).

Chambre de récolte desChambre se trouvant au pied d'un tuyau de descente du toit permettant

eaux de toituresl’infiltration ou l’évacuation dans le réseau des eaux claires. Souvent de taille inférieure qu’une des chambres avec grille d'entrée et souvent appelé « sac coupe-vent ».



Chambre de répartitionOuvrage spécial qui réparti les eaux dans le système sans les déverser. Une ou plusieurs entrées, deux à plusieurs sorties.

Chambre standard de visiteChambre normalisée avec couvercle amovible.


Charge hydraulique1. En mécanique des fluides, c’est la mesure de l’énergie (pressions) d’un liquide soit la hauteur de la colonne de ce liquide.

2. Volume journalier moyen (m³/j) arrivant dans un ouvrage (STEP, BEP,…).

Charge massiqueMasse de pollution à éliminer (par ex. DBO5 ou DCO) par poids de boues activées présentes (kilogramme de matières volatiles sèches) et par unité de temps (généralement par jour).

Charge superficielleQuantité (volume d'eaux usées ou de boues) qui peut être traitée, par unité de temps et de surface (surface concernée de l'installation).

Charge volumiquePour les boues activées, rapport entre la charge en DBO5 appliquée journellement dans le bassin d'aération et le volume du bassin d'aération. Exemple : Cv= 1,5 kg DBO5 / m3 /j.

Chenal d’oxydationBoucle fermée assurant un long circuit à l’eau à traiter avec, entre les aérateurs, des zones pauvres en oxygène.


CiterneCuve permettant de stocker un gaz ou un liquide (par exemple: eaux usées domestiques, produits chimiques, etc.).

Clapet anti-retour1) Equipement sur les conduites de refoulement pour éviter le reflux et la vidange des conduites à l'arrêt des pompes,
2) Ce dispositif  est aussi présent sur les canalisations des biens-fonds pour éviter le retour d’eaux lors de la mise en charge du réseau.

ClarificationProcédé de traitement des eaux consistant en la séparation de l'eau épurée et des boues issues de la dégradation des matières organiques. Additionnée éventuellement d’une étape de coagulation - floculation, la séparation des flocs formés est réalisées par décantation, flottation, filtration ou traitement membranaire.

Cloison siphoïdeOuvrage obstruant la partie supérieure de l'écoulement obligeant l'effluent à plonger et passer sous la cloison permettant de faire barrage aux odeurs ou une rétention de matières plus légères que l’eau (graisses).

CoagulationPhénomène de déstabilisation provoqué par un agent physique (chaleur), chimique (acide, sel métallique, etc.), biochimique (enzyme) sur une substance colloïdale en supprimant les répulsions intercolloïdales et rendant ainsi possible la floculation.

CODCarbone organique dissous exprimé en mg C/L.

Coeff. d’imperméabilisationRapport entre la surface imperméabilisée d'un bassin versant et sa surface totale.

Coefficient de ruissellementRapport entre l'intensité d'une averse uniforme d'une durée déterminée et l'écoulement maximal (Qmax). Il tient compte du retardement de l’écoulement résultant de la nature de la surface réceptrice..


Coeff. de ruissell. de pointeRapport entre le maximum du débit spécifique (Qmax) et l’intensité spécifique maximale de la pluie.

CollecteurCanal de transport reprenent les eaux usées ou pluviales. Il a des diamètres de plus en plus importants dans le sens du courant. Il a des formes diverses et peut être constitué de différents matériaux.

Collecteur enterréConduite d'eaux usées ou d’eaux claires sous ou à l'extérieur d'un bâtiment (dans le radier, à proximité des fondations ou dans le terrain), évacuant les eaux du bien-fonds selon SN 592 000.

Collecteur primaireCollecteur reprenant les eaux des collecteurs secondaires pour les acheminées à la STEP. Les collecteurs secondaires récoltent les eaux des biens-fonds.

Composante d’ouvrageLes équipements (respectivement les agrégats) présents dans un ouvrage spécial et devant être reportés dans la fiche technique principale comme suit :

• Limiteur de débit : type et niveau caractéristique
• Protection contre le refoulement : type  clapet anti-retour
• Surverse : données hydrauliques de la lame du déversoir
• Appareil de mesure : objectif et type de mesure
• Retenue matières solides : type et données hydrauliques
• Installation de refoulement : type et débits des pompes ou vis
• Nettoyage de bassins : type d'installations de nettoyage de bassins
• Vidange de bassins : type et débit max
• Trop-plein de secours : cote et exutoire en milieu récepteur.

Condition de temps secPériode de temps pendant laquelle l’influence des précipitations sur l’écoulement est négligeable. Par exemple pendant 5 jours de suite sans pluie > 1mm/d ou fonte de neige.

Conditionnement des boues1. Modification des caractéristiques des boues pour faciliter la séparation des phases solide et liquide. En complément des différents équipements de déshydratation, il faut procéder à une floculation de la boue pour casser la stabilité colloïdale et pour augmenter la taille des particules. Ce conditionnement a recours à des procédés de nature physique (thermique principalement) mais plus souvent de nature chimique (ajout de réactifs minéraux et/ou de polymères de synthèse ou polyélectrolytes).
2. Conditionnement physique, chimique, thermique ou autre dans le but d'améliorer l'élimination ou la revalorisation des boues.

Conditions de rejetConditions dans lesquelles les eaux peuvent être déversées (dans collecteur communal ou milieu naturel).

Conduite à écoul. gravitaireCanalisation dans laquelle l'eau s'écoule selon les lois de la gravité (avec un point de départ plus élevé que le point d'arrivée).

Conduite d’étranglementCanalisation à section restreinte permettant de diminuer le débit. Son fonctionnement se base sur des écoulements en charge en amont de la réduction.

Conduite de descenteConduite qui mène les eaux de pluie depuis le toit d'un immeuble jusqu'au sol ou jusqu'au branchement d’un collecteur d’eaux claires.

Conduite de drainageCanalisation perforée permettant de collecter les eaux contenues dans le sol.

Conduite de refoulementConduite sous pression installée derrière une station de pompage permettant de gravir une pente d'aval en amont.

Conduite de rétentionCanalisation surdimensionnée permettant de retenir des volumes d'eaux ; parfois aussi appelée superpipe.

Conduite de rinçageCanalisation ayant pour but de permettre le rinçage ou le nettoyage d’une installation.

Consommation d’oxygèneQuantité d'oxygène utilisée par les micro-organismes pour dégrader la matière organique par unité de temps.

Constante de rugositéValeur hydraulique pour décrire les caractéristiques d’écoulement d’une canalisation. Utillisée dans la formule de  Manning-Strickler.

(Strickler)

Contrôle d’étanchéitéTest de mise en pression à l’eau ou à l’air d’un élément constructif pour vérifier son étanchéité.

CorrosionAttaque de la surface d'un métal due à une action électrochimique en milieu aéré ou non. Une attaque par action physique peut être la cause d'érosion ou d'abrasion. L'attaque d'un matériau non métallique est une dégradation.

COTCarbone organique total mesuré en mg C/L. Il donne une indication directe de la charge organique totale.

Cote du radierPoint le plus bas d’un ouvrage.

Coûts d’exploitationPartie des coûts totaux comportant les deux groupes :
1. Coûts du personnel (STEP et réseau)
2. Frais de matériel (STEP et réseau)
Les autres frais financiers se composent des intérêts et des amortissements.

DBO5Demande biochimique en oxygène sur 5 jours. C’est la mesure de l’oxygène consommé par les micro-organismes pour transformer (oxyder) la matière polluante biodégradable de l’eau pendant 5 jours à 20°C.

DCODemande chimique en oxygène. C’est la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder des matières organiques avec un réactif oxydant, généralement le bichromate de potassium dans une réaction à chaud et en milieu acide.

DébitVolume qui s'écoule en un point donné pendant une durée donnée. Pour des écoulements permanents, l'équation est : Q = VS, avec Q = débit, V = vitesse moyenne de l'écoulement à travers la section mouillée, S = section mouillée.

Débit d’alimentationLe débit entrant rapporté à un volume ou une surface.

Débit de temps de pluieDébit observé dans un réseau séparatif ou unitaire pendant et après les épisodes pluviaux.

Débit d’eaux uséesSomme des débits des eaux résiduaires urbaines, domestiques et industrielles.

Débit spécifiqueDébit rapporté à une surface (bassin versant), par exemple L/(s*ha) ou L/(s*km2).

DébrisLes termes débris et détritus sont utilisées pour désigner les sédiments, les déchets végétaux et les matériaux divers susceptibles d'être transportés par le ruissellement pluvial.

Décanteur primaireBassin précédant l’étape biologique du traitement d’une STEP dans lequel les matières en suspension, dont le poids spécifique est différent de celui de l'eau, sont séparées du liquide par sédimentation ou flottation. L'eau décantée est recueillie en surface après raclage des flottants, tandis que les impuretés lourdes se rassemblent au fond d'où elles sont extraites. (voir bassin de décantation)

Décanteur secondaireBassin de décantation associé au bassin d'aération biologique d'une STEP. L'une des fonctions importantes du décanteur secondaire est la récupération et le recyclage des boues activées.

DégrilleurLe rôle du dégrilleur, installé généralement à l'entrée d'une STEP, est de retenir les déchets volumineux. Le but est d’éviter le colmatage et la dégradation physique des ouvrages en aval.

Dégrilleur grossierDégrilleur avec une maille de plus de 10 mm pour l’extraction de matières grossières.

Demande d’oxygèneCe terme se rapporte à la réduction de la concentration en oxygène dissous dans l'eau due à la décomposition de la matière organique. Les analyses de la demande biochimique en oxygène (DBO) et celle de la demande chimique en oxygène (DCO) permettent d’estimer ces besoins en oxygène.

DénitrificationProcessus par lequel les nitrates sont réduits en azote gazeux. Le processus se produit en présence de carbone et dans un milieu dépourvu d'oxygène, c'est-à-dire dans des conditions anoxiques.

DéphosphatationTechnique servant à éliminer le phosphore. Il existe la désphosphatation biologique et physico-chimique. Cette dernière est généralement basée sur une réaction de coagulation à l'aide de sels (chlorures) de fer, d'aluminium ou plus rarement de calcium.

DépotoirInstallation de séparation munie d’un coude-plongeur servant à la retenue et à l’élimination de substances lourdes et légères indésirables (sable, gravier, matière en suspension, etc.

Dépotoir pour alluvionsOuvrage spécial dans un cours d'eau ouvert servant à récolter les matériaux transportés. On en trouve souvent à l'entrée des tronçons enterrés.

Déshydratation des bouesAction d'enlever l'eau mélangée ou combinée avec les particules solides des boues. Ensemble des techniques destinées à extraire le maximum d'eau des boues.

DésinfectionLa désinfection des eaux usées est un processus visant à détruire les organismes pathogènes présents dans le rejet d'eaux traitées par des moyens physiques ou chimiques.

DessableurOuvrage spécial situé sur un réseau d'assainissement ou dans une STEP destiné à piéger les particules les plus lourdes (principalement du sable) qui sont transportées par les eaux usées.

DéversoirElément d'un ouvrage de décharge amenant des eaux à évacuer dans une autre canalisation ou directement dans le milieu récepteur.


Déversoir d’orageDéversoir d'eaux mixtes vers le milieu récepteur

Déversoir de secoursDéversement entrant en action uniquement lors d'une défaillance technique.

Déversoir latéralDéversoir parallèle ou en biais par rapport au sens du courant.


Diamètre nominalDésignation numérique du diamètre d'un équipement, laquelle est un nombre entier approximativement égal à la dimension réelle en mm. Cette dimension est utilisée le plus souvent pour le diamètre intérieur. Attention pour les conduites en PE le diamètre nominal reprend le diamètre extérieur.

DigesteurOuvrage où s'effectue la digestion des boues primaires et des boues en excès.

DigestionDécomposition et minéralisation des substances organiques soit en milieu anaérobie (digestion), soit en milieu aérobie (stabilisation).

Digestion des bouesC’est une fermentation aérobie des boues ou autre déchets organiques (graisses, sang, etc.) dans des digesteurs étanches à l'air pour transformer les 30 à 50 % de la fraction organique en biogaz soit en CO2 et CH4. La digestion anaérobie des boues primaires (et parfois aussi secondaires) permet une réduction de leur volume et la production d’une énergie verte (biogaz) pouvant être valorisée (moteur thermique, combustible pour chaudière, etc.).

Disque biologiqueProcédé d'épuration par des disques tournant partiellement immergés dans l'eau à traiter. La masse biologique qui se développe sur les disques est ainsi périodiquement en contact avec l'eau pour le traitement biologique des éléments polluants et périodiquement dans l'air pour l'aération.


Dissipateur d’énergieObjet ou ouvrage placé dans un écoulement d'eau dans le but de réduire l’énergie cinétique, c'est-à-dire la vitesse et donc le potentiel érosif.

DosageQuantité d’un élément/produit introduit dans une solution.

DoseurDésigne l’appareil qui sert à doser.

Durée d’utilisationDurée moyenne en années, pendant laquelle une installation est utilisée.

Eaux brutesDésigne l’eau qui n'a subi aucun traitement et qui arrive dans une STEP ou station de production d'eau potable.

Eaux clairesTerme générique pour l'eau de drainage, de source souterraine, des fontaines, ainsi que de l'eau de refroidissement. Les eaux claires sont considérées comme non polluées et ne doivent normalement pas être dirigée vers la STEP.

Eaux claires parasitesEau claires (abrégée ECP) qui s'introduisent dans un réseau d'assainissement par suite de mauvais branchements (intentionnel ou non), de captages de source ou d'infiltrations à travers les défauts d'étanchéité du système d’assainissement. Ces eaux sont considérées comme non polluées et ne doivent pas être dirigées vers la STEP.

Eaux de refroidissementEaux destinées, par leur pouvoir d'absorption de la chaleur, à refroidir une installation. Ces eaux sont généralement rejetées dans un cours d'eau où leur température élevée peut perturber le milieu récepteur. Ces eaux sont considérées comme non polluées et ne doivent pas être dirigées vers la STEP.

Eaux de ruissellementCe sont des eaux pluviales de surface qui coulent sur une pente. En s'écoulant, elles lessivent le sol, ramassent toutes les pollutions (flaques d'huiles, d'essence, pesticides, purin, etc.) et peuvent constituer un facteur d'érosion important.

Eaux grisesEaux non potables ayant par exemple déjà été utilisées pour certains usages particuliers (douche, baignoire, lavabo), mais non contaminées par des eaux fécales. Elles sont normalement exemptes de toute contamination microbienne susceptible de présenter un risque sanitaire.

Eaux industriellesEaux provenant d’industries ou ayant une pollution chimique. Ces eaux doivent souvent être prétraitées avant leurs rejets dans une canalisation d’eaux usées.

Eaux mixtesRéunion des eaux usées et eaux non polluées (par ex : pluviales) dans la même canalisation.

Eaux pluvialesEaux des précipitations naturelles non polluées par une utilisation.

Eaux putridesLiquide séparé des boues. Les eaux de surface d’une décantation (épaississement statique), de retour d’une digestion (des digesteurs ou des épaississeurs à boues digérées), de filtrat (de filtres à bandes ou table d'égouttage), de centrifugat (de centrifugeuse) sont des exemples d’eaux putrides.

Eaux sanitairesEau en provenance de toilettes. Le volume des chasses d'eau conditionne de façon importante la concentration des eaux usées en matières organiques.

Eaux uséesEaux transformées lors d’une utilisation (domestique, artisanale ou industrielle) qui sont rejetées dans un système d'évacuation et qui doivent être conduites à une STEP pour y être traitées.

Echantillon compositeDésigne un échantillon se composant du mélange de divers échantillons, le mélange ayant entraîné une perte d’identité des échantillons d’origine.

EchantillonneurAppareil (aussi appelé préleveur) permettant d'effectuer des prélèvements automatiques au sein d'un écoulement (cours d'eau, collecteur, etc.) ou d'un volume d'eau (fosse, réservoir, etc.) Les prélèvements peuvent être en fonction du temps, du volume, du débit ou d’un autre paramètre mesuré.

Elément d’ouvragesEléments constructifs ou installations d'un ouvrage du réseau d'évacuation.


EliminationSe rapporte à l'enlèvement, à l'éradication ou à la disparition de certains objets, entités, substances ou activités. Dans la protection de l'environnement, le processus d'élimination des produits chimiques toxiques consiste à empêcher leur production ou leur rejet dans l'environnement.

Elimination des bouesEnsemble des processus permettant d’éliminer les boues (par exemple décomposition et minéralisation des substances organiques en milieu anaérobie (digestion), incinération, etc.

Embranchement coudéEmbranchement formant un angle égal ou inférieur à 45° ou ayant un rayon en son axe, égal ou supérieur au diamètre intérieur de la conduite de raccordement. (SN592’000) (supprimer le coude à 90°)


Ensemencement biologiqueApport de micro-organismes appropriés dans un système biologique, afin de démarrer ou accélérer un processus biologique.

Epaississement des bouesC'est le premier stade de réduction du volume des boues à traiter. Le dimensionnement et les coûts d'exploitation de la chaîne de traitement des boues en dépendent. Cet épaississement peut être statique (tassement naturel au fond d'un épaississeur) ou dynamique (table d'égouttage, tamis rotatif, flottateur, voire centrifugeuse).

EpaississeurOuvrage servant à réduire la teneur en eau d'une substance ou d'un matériau. Typiquement utilisé pour traiter les boues provenant des décanteurs primaires ou des bassins biologiques dans les STEP ayant seulement de 0.25 à 4 % de solides.

Epuration biologiqueEnsemble des procédés qui permettent la transformation ou l'élimination d'une partie de la pollution dissoute et colloïdale grâce à l'intervention de micro-organismes.

Equipement électromécaniqueEléments mécaniques fonctionnant avec de l’énergie électrique dans un ouvrage ou une installation.

Equivalent-habitant (EH)Somme des habitants et équivalent-habitants correspondants de l’industrie et de l’artisanat raccordés à une station d’épuration (OFEV). Unité conventionnelle de mesure de débit (170l/j pour EH hydraulique) ou de la pollution moyenne rejetée par habitant et par jour (ex. 120 g DCO/j). La charge polluante rejetée par les ménages, les industries, les artisans est exprimée en EH, autrement dit une industrie de 100 EH pollue autant que 100 personnes.

Escherichia coliBactérie faisant partie des coliformes représentant une pollution domestique ou une contamination.

EutrophisationEnrichissement de l’eau en substances nutritives (azote, phosphore, potassium, etc.) entrainant dans les eaux de surface une diminution du taux d’oxygène dissout (OFEV).

Evacuation des biens-fondsTerme générique pour l’évacuation des eaux privées. Elle est réglementée dans la norme "Evacuation des eaux des biens-fonds" (SN 592’000)

Evac. des eaux d’un bâtimentInstallation d'évacuation des eaux à l'intérieur d'un bâtiment, y compris les collecteurs enterrés, jusqu'à la première chambre de visite ou de contrôle, à l'extérieur du bâtiment. Selon les conditions locales, cette chambre peut également se trouver à l'intérieur du bâtiment (SN 592’000).

Evac. des eaux de toituresInstallation d’évacuation pour la collecte des eaux pluviales précipitées sur le toit d’un bâtiment (SN 592000).

ExploitantPersonne qui s’occupe de l’entretien et du fonctionnement technique des ouvrages d’assainissement sur le réseau ou dans la station d’épuration

ExutoireOuverture, orifice ou structure, situé à l'aval d'une conduite, d'un fossé ou d'un canal, et par lequel l'eau est renvoyée au milieu récepteur.


Faux branchementBranchement de conduites d’un type d'eaux sur un collecteur prévu pour un autre type d’eaux et ne correspondant pas aux exigences qualitatives pour leur évacuation (par exemple le branchement d'une conduite d'eaux usées sur une conduite d'eaux claires).

FloculantPolymères utilisés comme réactifs, sous forme de poudre ou d'émulsion, afin d’augmenter la floculation ; aussi appelés adjuvants de floculation.

FloculationLa floculation est un phénomène physico-chimique d'agrégation des particules ou des colloïdes en suspension dans l'eau, pour former des masses gélatineuses appelées flocs. Elle doit être précédée d’une coagulation pour les substances dissoutes.

Floculation-filtrationLes floculants ou adjuvants de floculation sont injectés directement à l’entrée d’un filtre à sable. La floculation a lieu directement dans le matériau filtrant qui retient alors les flocs formés.

FlottationTechnique de séparation des particules en suspension par introduction de fines bulles de gaz (souvent de l’air). Les graisses sont, par exemple, facilement extraites par cette méthode.

FoisonnementPhénomène se traduisant par un volume excessif et une mauvaise décantation des boues dans une STEP avec des boues activées. Le fonctionnement des biofiltres est insensible au foisonnement des boues.

Fonction hydrauliqueRôle d’un équipement agissant sur l’écoulement de l’eau.

Fosse septiqueRéservoir destiné à la dégradation partielle des matières polluantes contenues dans les eaux usées et permettant la rétention des matières solides et des déchets flottants. Elle était souvent utilisée pour des bâtiments qui n’étaient pas raccordés à un réseau d’égouts aboutissant à un traitement centralisé.


Fréquence d’enclenchementIntervalle de temps entre deux fonctionnements d’un équipement (pompe, vanne, etc.).

Fréquence de pluieLa fréquence d'un événement représente le nombre moyen d’événement, identifié par une ou des particularités et susceptible de se produire pendant une période donnée.

Gaz de digestionGaz produit au cours de la digestion anaérobie sous forme principalement de méthane et gaz carbonique, appelés aussi biogaz.

GazomètreOuvrage permettant de stocker et mesurer le volume de gaz produit en digestion.

Gestion des eaux urbainesÉtude, planification et surveillance des eaux dans les agglomérations. Application de l’état de la technique pour respecter des critères quantitatifs et qualitatifs et pérenniser de manière durable le cycle de l’eau.

Groupe chaleur-forceGénérateur d'électricité alimenté par un combustible (biogaz par exemple) permettant de produire de l'électricité et de récupérer de la chaleur.

Hauteur lame déversanteNiveau d’un ouvrage (par exemple un mur) ou d’un équipement (par exemple une plaque) au-dessus duquel une partie des eaux transitant est déviée vers un autre exutoire.

Hauteur max. du profilHauteur intérieure maximale d’un ouvrage.


HyétogrammeDiagramme représentant l'intensité de précipitation en fonction du temps.

Incinération des bouesL'incinération des boues conduit à l'élimination totale de l'eau interstitielle et à la combustion des matières organiques. C'est le procédé permettant d'obtenir le minimum de résidus finaux que sont les cendres, soit la matière minérale de la boue.

Indice de bouesL'indice de boues (abréviation IB) permet d'apprécier l'aptitude de la boue à la décantation. L'IB indique le volume occupé par 1 g de boue (matière sèche) après 30 min. de décantation dans une éprouvette d'un litre. Pour calculer l'IB, le volume de la boue en mL/L est divisé par la concentration en matières sèches de la boue (g/L). L'unité de l'IB est donc mL/g. Les valeurs typiques pour des stations d'épuration municipales se situent entre 80 et 120 mL/g. Les valeurs sont largement supérieures pour les boues de mauvaise qualité. On parle de boues filamenteuses si l'IB est supérieur à 150 mL/g. Lorsque l'IB est élevé, les concentrations de MES, phosphore et DCO en sortie de la STEP sont souvent au-dessus des normes de rejet.

Installation d’infiltrationInstallation permettant le passage d'eaux claires ou d'eaux pluviales faiblement  polluées dans le sous-sol.

Installation de refoulementOuvrage permettant le pompage de liquides.

Install. de relevage des EUOuvrage servant à la collecte puis au relevage des eaux usées. (SN592000) voir également « station de pompage »

Intensité de pluieHauteur d'eau précipitée par unité de temps, exprimée mm/h.

Intensité spécifique pluieVolume d’eau précipité par unité de temps et de surface, exprimé en L/(s*ha).

Investissement1. Opération consistant, pour une administration publique ou pour une entreprise privée, à transformer une somme d'argent en un bien d'équipements ou d’ouvrages.
2. Charge financière produite jusqu’à la mise en exploitation normale d’un ouvrage en incluant les charges foncières, celles de raccordement, les coûts de construction et d’achats des équipements, les honoraires et les éventuels dédommagements.

Leaping weirDéversoir d'orage avec ouverture de fond.

Ligne d’énergieLigne définie par les hauteurs piézométriques selon Bernoulli le long d’un écoulement correspondant (appelée également « ligne de charge »).


Liquide surnageantLiquide en surface libéré, par exemple, des boues d’épuration.

Limiteur de débitOrgane permettant de réduire le débit d’eau en aval et provoquant un déversement ou une mise en charge.


Lit bactérienProcédé d'épuration biologique constitué d’une masse de matériaux inertes (soit minéral soit plastique) et arrosés périodiquement avec l'eau à traiter. Les micro-organismes prolifèrent sur les matériaux et développent un biofilm gélatineux. Parfois appelé lit percolateur.

Lit de poseAssise d’une conduite en fouille par bourrage latéral (remblai latéral) ou couche de protection.

Longueur effectiveLongueur effective entre deux points (par ex. pour conduites non réctiligne).

Matériau filtrantEléments remplissant un filtre et dont la taille des grains crée la porosité. Le choix du matériau filtrant est déterminant sur le type de particules retenues.

MaturationDurée de temps permettant le développement complet d’un organisme ou d’une réaction. Par exemple, les polymères en poudre mélangés à de l’eau ont besoin d’une maturation pour avoir une efficacité maximum de floculation.

MESMatières en suspension. Ce sont les substances solides présentes dans l’eau, mesurées par décantation, centrifugation ou filtration sur membrane. L’OEaux utilise le terme de substance non dissoutes totales (SNDT).

MésophileDésigne un organisme dont la croissance est optimale dans une plage de température allant de 20 à 45 °C.

MéthaneGaz combustible dont la formule chimique est CH4. La digestion anaérobie des boues produit ce gaz permettant souvent le chauffage des digesteurs.

Micro-organismesOrganismes vivants de très petite taille de l’ordre du micromètre (10-6 m). Terme général englobant l'ensemble des organismes vivants généralement non visibles à l'œil nu.

MicropolluantPolluant présent en quantité très faible dans l’environnement, soit de l’ordre du microgramme par litre (µg/l) ou du nanogramme par litre (ng/l), mais toujours en quantité plus élevée que naturellement

Milieu récepteurSystème aquatique de surface ou souterrain recevant les rejets.

Modèle de pluieEvénement pluvial théorique avec une variation de l’intensité de la pluie pendant une durée choisie.


MoulinetInstrument servant à mesurer la vitesse de l'eau en un point, par la rotation de coupelles ou d'une hélice.

NeutralisationProcessus qui consiste à amener une solution à un pH définit (généralement entre 6.5 et 9.0) : par acidification si son pH initial est supérieur et par alcalinisation s'il est inférieur.

NitrificationOxydation de l'ammoniac en nitrates. Cette réaction est réalisée en deux étapes successives et par deux populations bactériennes différentes: la nitritation, qui est la transformation (lente) de l'ammoniac en nitrites, puis la nitratation, qui est la transformation (rapide) des nitrites en nitrates.

Niveau de refoulementHauteur maximale à laquelle l'eau peut remonter dans un bâtiment par mise en charge des installations d'évacuation des eaux (en règle générale le niveau de la route). Les eaux usées au-dessus du niveau de refoulement doivent aller en écoulement libre dans les conduites d’évacuation et celles en dessous devront avoir un système de relevage (SN 592’000).

Nœud de réseauPoint de référence hydraulique du réseau d'évacuation, tel une chambre qui est la liaison entre deux tronçons.

OligotropheQualifie un milieu pauvre en matières nutritives. C’est le contraire d’eutrophe.

OrificeOuverture permettant le passage d’un fluide. La taille (surface) et la pression en amont vont déterminer le débit du fluide passant (appelé également diaphragme).

OsmosePassage d’un liquide à travers une membrane sélective allant de la solution diluée vers la solution concentrée. La différence de concentration engendre une pression dite osmotique dont l'effet est d'égaliser les concentrations de part et d'autre de la membrane, et par la suite, de diluer la solution la plus concentrée. L'osmose joue un rôle capital dans la circulation de l'eau dans les organismes vivants.

Ouvrage de chuteOuvrage spécial présent dans le réseau de canalisations servant à relier des différences d'altitude sur une petite distance tout en brisant l'énergie de l'écoulement.

Ouvrage spécialOuvrage hydraulique ayant une fonction particulière, par exemple un bassin d’eaux pluviales, déversoir d’orage ou station de pompage.

OxydationRéaction chimique d'un corps ou d’une substance avec l'oxygène.

PasteurisationAction de stériliser en réduisant significativement le nombre de micro-organismes des aliments ou autres produits en les chauffant à environ 65 à 80°C pendant une durée définie avant de les refroidir brusquement.

PELes conduites en polyéthylène (PE) sont utilisées depuis 1957. Il y a différents types de polyéthylènes comme le PEHD, soit le polyéthylène haute densité.

Pente du terrainRelation entre la différence de hauteur et la différence de longueur d'une portion de terrain.

pHPotentiel d'hydrogène qui indique le caractère acide ou basique d'une solution. C’est acide lorsque le pH est inférieur à 7, neutre si le pH est égal à 7 et basique (ou alcalin) si le pH est compris entre 7 et 14. Le pH est le logarithme négatif de la concentration des ions hydrogène en solution.

Plan d’actionsLe plan d’actions contient toutes les mesures qui résultent du plan général d’évacuation des eaux (PGEE). Il contient également les mesures répétitives telles que le nettoyage du réseau des canalisations (ou plan d’entretien).

Point de tronçonInformations détaillées sur la connexion entre les nœuds de réseau et le tronçon concerné.


Poire flottanteComposant d’un purgeur, d’une ventouse ou d’un robinet dit « à flotteur » qui commande l’ouverture et la fermeture d’un obturateur.

Poire de niveauContacteur flottant permettant d’enclencher/déclencher un élément électrique (pompe) en fonction du niveau..

Pompe d’extraction des bouesPompe spécialement conçue pour sortir les boues d’un bassin ou d’un ouvrage.

Pompe immergéeDésignation d’une pompe dont le moteur se situe directement dans le liquide ou en contact avec le liquide à pomper.

Précipitation chimiqueTraitement chimique par addition d’un réactif chimique entrant en réaction avec le polluant pour former des sels insolubles. Cet agglomérat peut être ensuite retiré par décantation ou par filtration. Principe particulièrement utilisé pour le traitement des métaux lourds contenus dans les eaux résiduaires.

PrécipitantSubstance chimique permettant de précipiter. Ces substances appelées aussi coagulants transforment en flocs insolubles et décantables les éléments polluants dissous dans l’eau.

PrécipiterAction permettant la précipitation.

PréleveurVoir échantillonneur.

Presse hydrauliqueType de presse utilisé pour réduire la teneur en eau du refus de dégrillage ou du refus de tamis.

PrétraitementDésigne le ou les traitements préliminaires pouvant intervenir soit sur un effluent industriel ou en STEP pour faciliter la suite du traitement. Sur un effluent industriel, un prétraitement permet de répondre aux caractéristiques autorisant le rejet dans le réseau, sans quoi cet effluent nuirait au fonctionnement de la station d'épuration. En tête de STEP, il est destiné à éliminer les plus gros déchets solides, le sable, les huiles et les graisses. Les prétraitements en STEP regroupent donc le dégrilleur, le dessableur et le déshuileur.

Prétraitement mécanique1) Prétraitement mécanique ou installation de traitement avant une installation d'infiltration (selon directive "Evacuation des eaux pluviales", édition 2002).
2) C’est le regroupement des étapes consistant au relevage des eaux (pour fournir la hauteur d'eau nécessaire au traitement gravitaire), du dégrillage, du tamisage, du dessablage et du dégraissage selon les besoins.

Profil de canalisationForme de la section d’une canalisation, par exemple section circulaire, ovoïde, ouverte, etc.



Protection des eauxConcept définit dans la loi fédérale LEaux visant à protéger les eaux de tout impact négatif.

Protection intérieureRevêtement déposé sur la paroi intérieure d’une canalisation pour augmenter sa durée de vie.

PsychrophileMicro-organisme pouvant survivre à des températures descendant jusqu'à 0°C.

PuisardTrou ou fosse sous le niveau utile  d'un ouvrage, visant à récolter et concentrer les liquides.

PutréfactionDécomposition en milieu anaérobie des matières organiques, sous l'action de micro-organismes. On parle de également fermentation putride.

PVCPolychlorure de vinyle.

RacleurOutil permettant de concentrer les boues décantées généralement au centre de l'ouvrage de décantation circulaire ou à l’extrémité d’un ouvrage longitudinal pour les extraire.

Réacteur à biofilmRéacteur dans lequel se produit le traitement biologique avec une biomasse fixée sur des supports fixes (filtre anaérobie ou bioréacteur à lit fixe) ou mobiles (MBBR pour moving bed biofilm reactor). On parle aussi de lit fluidisé.

Refus de dégrillageEnsemble de matières solides retenues par les mailles du dégrilleur.

Refus de tamisVoir refus de dégrillage.

Regard de visiteOuvrage d'accès au réseau ou dans un ouvrage par lequel le personnel  peut pénétrer pour assurer l’entretien (curage et contrôle vidéo).

RéhabilitationToutes les mesures de remise en état ou d’amélioration des installations d’évacuation des eaux existantes. Ces mesures comprennent la réparation, la rénovation et le renouvellement (SN EN 752)..

RenouvellementMise en place sur l’ancien tracé de nouvelles canalisations d'eaux usées qui intègrent la fonction des anciennes (SN EN 752).

RénovationMesures d’amélioration de la capacité fonctionnelle des canalisations d’eaux pour retrouver tout ou en partie les caractéristiques originelles (SN EN 752).

RéparationMesures d’élimination de dommages d’étendue limitée (SN EN 752

Réseau d’assainissementEnsemble des ouvrages qui permettent de canaliser les eaux pluviales et les eaux usées à l'intérieur d'une agglomération (canalisations souterraines reliées entre elles). C'est un des éléments constitutifs du système d'assainissement.


Résidu secSolde après l’évaporation complète de l’eau. Ce paramètre donne une information sur la teneur en substances dissoutes non volatiles, exprimé en mg/L.

RespirationMétabolisme énergétique qui utilise l'oxygène comme accepteur final d'électrons lors de l'oxydation du substrat. Présent chez tous les organismes où les substances organiques sont décomposées pour fournir de l'énergie et cela entraîne aussi la production de dioxyde de carbone. Elle s'oppose à la photosynthèse.

Respiration du substratConsommation d'oxygène par les micro-organismes pour dégrader biologiquement le composé apporté (respiration totale moins la respiration endogène).

Respiration endogèneConsommation d’oxygène pour la respiration des organismes sans apport de substrat.

RevancheC’est la différence de hauteur entre le niveau des plus hautes eaux admissibles et la crête d'un ouvrage hydraulique (digue, canal, talus).

Rigole de drainageOuvrage rectiligne à fentes, servant à récolter les eaux pluviales ruisselées. Également appelé caillebotis



RobinetterieEnsemble des équipements avec un dispositif d'obturation ou de réglage du passage d’un fluide sous pression dans une canalisation.

RuissellementEcoulement pluvieux sur une surface, soit en lames minces, soit dans de petites rigoles.

Rythme respiratoireVitesse de consommation de l’oxygène lors de la respiration.

Saturation en oxygèneConcentration maximum en oxygène dissous que peut contenir une eau lorsqu'elle est en contact avec l'atmosphère. Cette valeur maximale est variable selon la température, la salinité et l'humidité relative de l'atmosphère.

Séchage des bouesTerme généralement réservé au séchage thermique consistant à évacuer par évaporation l'eau présente dans les boues. Le séchage peut être partiel (teneur en eau résiduelle de 30 à 70 %) ou quasi-total (teneur en eau de 5 à 10 %).

Secteur de protection des eauxZone de terrain présentant des risques de contamination des eaux superficielles ou les eaux souterraines. Ces zones sont soumises à une réglementation particulière.

Section d’écoulementSection mouillée d’un canal, d’une canalisation, d’un bassin ou d’un cours d’eau.

SédimentationProcessus par lequel les matières en suspension, dont le poids spécifique est supérieur à celui de l'eau, sont séparées du liquide (par gravitation).

SélecteurProcédé d'aération où les boues recirculées sont aérées séparément.

Séparateur d’hydrocarburesOuvrage spécial servant à décanter des fluides plus légers que l'eau. Il évite que des hydrocarbures pénètrent dans les milieux récepteurs.

SiphonDispositif empêchant le retour des gaz dans une installation d'évacuation des eaux. (SN592000)

Siphon inverseSystème de canalisations fermé permettant le franchissement d'un obstacle.

StabilisationTraitement permettant de diminuer la proportion d'éléments organiques dans les boues. La stabilisation peut être obtenue par oxydation biologique prolongée, par digestion en milieu anaérobie ou par chaulage.

STEP de faible capacitéInstallation traitant, par accumulation ou en continu, les eaux usées domestiques rejetées par des habitants ou des groupes d'habitations. Leur capacité varie donc d'une population totale équivalente de quelques individus à plusieurs centaines (VSA-STEP de faible capacité).

Station de pompageInstallation destinée à relever les eaux d'un niveau à un autre, soit pour le franchissement d'un obstacle, soit pour un tracé impossible en écoulement gravitaire (voir station de relevage).


STEP1. Installation pour le traitement des eaux usées. Abréviation : STEP  pour Station d’épuration.
2. Installation complète pour l’épuration des eaux usées et pour le traitement des produits extraits (boues).


StrippingLe stripping consiste à provoquer l'entraînement de gaz ou de matières volatiles dissoutes dans l'eau, au moyen d'un courant de vapeur, de gaz ou d'air traversant le liquide à contre-courant.

Surface du bassin versantSurface délimitée s’écoulant dans une même canalisation, dans un même ouvrage d’assainissement ou dans un cours d’eau.

Système cuvettes-rigolesInstallation d’infiltration, par laquelle des eaux pluviales non polluées sont récoltées dans une cunette et forcées à s’infiltrer à travers une couche d’humus dans une conduite de drainage plus profonde (noue).

Système d’assainissementEnsemble des ouvrages, collectifs ou individuels, destinés à collecter, transporter et traiter les eaux usées, les eaux pluviales et les eaux industrielles d'une agglomération.

Système d’évacuat. des eauxEnsemble des ouvrages permettant le transport des eaux d'une région.

Système modifiéSystème d’assainissement composé de deux réseaux de canalisations pour l’évacuation des eaux mixtes et pluviales. Les eaux pluviales polluées (routes et accès, ainsi que des « grandes » toitures métalliques) sont évacuées avec les eaux mixtes. Les eaux non-polluées sont acheminées dans le réseau d’eaux claires.


Système séparatifSystème d'évacuation qui consiste à affecter un réseau à l'évacuation des eaux usées domestiques et, parfois après un prétraitement pour les effluents industriels, alors que l’évacuation de toutes les eaux pluviales est assurée par un autre réseau.


Système unitaireLes eaux usées et pluviales sont évacuées par un réseau unique. Ce type de réseau est généralement équipé de déversoirs d’orage, limiteurs de débit, etc. permettant, lors de pluies importantes, un rejet par surverse d’une partie des eaux vers le milieu naturel soit directement ou après un traitement spécifique.


TamisInstallation faisant partie du prétraitement mécanique des eaux usées, venant à la suite du dégraissage. Les espacements de barreaux sont généralement compris entre 0.15 et 1 cm.

Taux d’utilisationRapport entre le débit effectivement traité et la capacité nominale.

Taux de recirculation interneRapport entre le débit d'un mélange d'eaux usées et de boues activées pompés en sortie de l’étape de nitrification pour être ramené en tête de bassin et les eaux usées entrant en tête du traitement biologique.

Taux de recyclageRapport entre le débit des boues recyclées et le débit d’eaux brutes.

Taxe d’utilisationTaxe perçue pour l’utilisation du raccordement au réseau d’assainissement publique, afin de couvrir l’évacuation et le traitement des eaux usées. Elle se décompose en une taxe de base et une taxe variable respectant le principe de causalité.

Taxe de raccordementTaxe unique perçue lors du raccordement d’un bien foncier au réseau d’assainissement.

Technique d’assainissementConcept ou technologie pour la collecte et l’évacuation des eaux des agglomérations.

Temps de digestionRapport entre le volume disponible d’un digesteur et le débit moyen journalier introduit.

Temps de séjour de l’eauTemps de séjour théorique d’un liquide dans un bassin ou un ouvrage, calculé avec le rapport entre le volume utile de l’ouvrage et le débit entrant (sans circuits).

Teneur en matière sècheDésigne la quantité de matière dissoute ou en suspension non volatile présente dans le volume et qui subsiste après l’évaporation de l’eau.

ThermophileDésigne un organisme dont le développement est optimal dans les milieux les plus chauds d'une région. La température optimale de croissance est supérieure à 45°C.

TracéSuite de points qui décrivent le parcours d'une conduite ou d'un cours d'eau.

Traitement des bouesToutes les boues nécessitent une forme de traitement avant d’atteindre leur destination finale. Les conditionnements mis en œuvre permettent de réduire le volume des boues avant leur incinération (obligatoire en Suisse).

Traitement des EUDésigne l'ensemble des procédés utilisés pour obtenir une eau avec une qualité conforme aux normes de rejet. La majorité de ces étapes d’épuration reproduit le processus d’autoépuration naturel de l’eau, mais, vu le volume d’eau résiduaire à traiter et la nature de certains polluants présents, il faut accélérer l’épuration à l’aide de moyens artificiels.

Traitement par boues activéesNom donné au procédé d'épuration biologique basé sur la formation de boues activées et sur leur séparation par décantation.

TronçonElément pour le transport des eaux dans le réseau de canalisations. Généralement la conduite entre deux ouvrages particuliers comme des deux chambres de visite. Pour une simulation, un tronçon doit avoir un comportement hydraulique homogène (pente et géométrie uniforme).

Tronçon finalDernier tronçon ou le tronçon le plus en aval d'un réseau d'assainissement ou de canalisations.

Tronçon initialPremier tronçon se trouvant tout à l'amont d'une canalisation.



Trop-pleinLes trop-pleins ou déversoirs des bassins sont des dispositifs qui ont pour but de canaliser l'écoulement du liquide lors du débordement du bassin ou du réservoir. Le trop-plein peut être installé dans la conduite alimentant le bassin.

Tuyau de chuteTuyau dans une chambre de chute pour évacuer les débits par temps sec ou de faibles pluies.


VanneSystème permettant de réguler le débit dans un ouvrage hydraulique.

VidangeOpération permettant d’éliminer les solides et les jus qui s'accumulent dans une fosse et qui doivent périodiquement être enlevés (vidangés) et conduits dans une installation spécialisée pour leur traitement.

Vitesse de décantationVitesse à laquelle les matières solides se déposent au point bas. Elle est déterminée par la formule de Stockes, mettant en relation la taille et la densité des particules, ainsi que la température de l'eau.

Volume de bouesPartie des boues contenues dans un litre d’eau usée brute ou du mélange d’eau et de boues activées après une sédimentation de 30 min.

Volume de rétentionVolume de stockage permettant de décharger momentanément le ou les ouvrages en aval (voir bassin de rétention).

Volume utile1) Le volume utile des récipients, des bassins ou des réservoirs correspond leur capacité maximale déterminée sur la base de leur résistance statique ainsi que de leur équipement technique.

2) Pour une station de pompage, c’est le volume de stockage entre le point bas du pompage (volume de sécurité) et l’enclenchement de ce dernier.

Zone de protectionSurface autour des captages et des installations d'alimentation des eaux souterraines d'intérêt public. Ces zones confèrent des restrictions du droit de propriété.



Remarque

Ce glossaire est largement inspiré des informations disponibles sur le site du VSA :

(https://www.vsa.ch/nc/fr/glossar/

 

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